Sa longue mâchoire puissante peut pulvériser des écorces, graines et autres éléments végétaux fibreux : c’est la première étape du processus digestif. Ces incisives et molaires continuent à pousser tout au long de sa vie pour résister à l’effet abrasif des aliments. Un cheval en pâture peut effectuer environ 60.000 mouvements de mastication, alors qu’un cheval à l’écurie ne fera que 1.000 mouvements pour broyer 1 kg de grains.
Le cheval est un monogastrique : un des éléments les plus remarquables de l’estomac est sa petite taille, comparée au volume de l’animal ; sa capacité oscille entre 5 et 15 L en fonction de l’individu et des repas.
L’intestin grêle est très développé: sa longueur est de 16 à 24 mètres et son diamètre de 2 à 5 cm. Il comprend trois parties : le duodénum qui rattache l'intestin grêle à l'estomac, il mesure environ 1.50m, le jéjunum qui mesure environ 15 mètres et l'iléum qui mesure environ 2 mètres et se rattache au caecum. L’essentiel des mécanismes d’absorption y a lieu.
Le cheval tire parti également des produits de la fermentation – dans les conditions du pâturages, environ 30% des besoins énergétiques quotidiens du cheval sont couverts par la combustion des produits de la fermentation bactérienne-, qui est initiée principalement dans le caecum, un réservoir de 30 cm de diamètre, d'une capacité de 30 à 40 litres et d'1m.20 de long environ. Le caecum est placé dans le flanc droit, après l’intestin grêle et avant les différentes parties du colon. Le gros colon est formé de quatre anses et d’une longueur de 3.50 mètres environ, de 20 à 25 cm de diamètre: il représente environ un volume de 90 litres. C'est la partie la plus volumineuse du système digestif. Enfin le colon flottant débouche dans le rectum, il fait 3 mètres de long, a un diamètre d'environ 8 cm et représente un volume d'environ 20 litres. Le cheval est un animal des plaines, toujours en mouvement : il peut parcourir plus de 60 km par jour pour se nourrir, conséquemment son système digestif est adapté à être efficient dans des conditions de déplacements permanents et non à des stations immobiles en boxes.
La morphologie anatomique même de ses organes digestifs prédispose le cheval à des troubles. De plus les conditions de vie et d’alimentation de nos chevaux actuels –particulièrement des chevaux à l’entraînement-, sont bien éloignées du biotope naturel de l’espèce et demande une adaptation certaine. Pour ces raisons, le cheval est très dépendant de son soigneur……